Formation du sexologue
En fait, tous les professionnels dignes de ce nom ont été formés à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Les sexologues cliniciens ont, pour la plupart, une formation universitaire qui est constituée d’un baccalauréat et d’une maîtrise en clinique. À titre indicatif, le baccalauréat comprend trois années d’études universitaires et l’obtention de la maîtrise nécessite deux années d’études supplémentaires.
Champs de pratique du sexologue
Le sexologue clinicien fait
de la thérapie en bureau privé ou dans les organismes
publics et parapublics. La plupart des diplômés
de la maîtrise ont obtenu, au préalable, un baccalauréat
en sexologie qui leur permet de faire de l’éducation
sexuelle, des conférences, de l’animation ainsi
que de la formation auprès de certains groupes de professionnels.3
Comment se déroule une thérapie?
Tout d'abord, je dois mettre une chose
au clair. Il est important de savoir qu’il
n’existe aucune approche où le thérapeute
peut effectuer des touchers corporels inadéquats, des
examens gynécologiques ou des avances sexuelles physiques
ou verbales. Bien que cela soit peu probable,
si vous vivez une telle situation vous devez contacter l’Association
des Sexologues du Québec (A.S.Q.) pour mettre fin à
ce genre de pratique illégale. De plus, ne vous fiez
pas aux informations qui présentent le sexologue comme
« un travailleur ou un mécanicien du
sexe ». De ce fait, sachez qu’il est strictement
interdit, selon le code des professions du Québec4,
d’avoir des activités sexuelles avec ou en présence
de son thérapeute.
Je cesse immédiatement de vous faire languir et
j’aborde le sujet qui vous a motivé à lire
cette section du site: le processus thérapeutique
:
D’abord, peu importe
l’approche choisie, la thérapie comporte typiquement
quatre phases1-2.
La première phase consiste en une évaluation
du problème présenté. C’est,
entre autre, à cette étape que vous pouvez juger
si vous êtes à l’aise et en confiance avec
le thérapeute. Ce dernier détermine, de son côté,
s’il n’y a pas de contre-indication pour entreprendre
une thérapie. Lors des rencontres, on peut vous demander
d’évoquer les motifs de la consultation ;
vos hypothèses qui pourraient expliquer le problème;
votre histoire personnelle et sexuelle; vos relations amoureuses
et familiales; votre passé thérapeutique. En résumé,
le thérapeute fait le bilan de la situation problématique
en vous amenant à énoncer ce qui vous semble le
plus pertinent pour la progression de la thérapie.
La deuxième phase
consiste en une clarification de la situation problématique
. Une fois la confiance installée, le thérapeute
va recueillir de l’information plus détaillée
concernant le trouble qui vous pousse à venir le consulter.
Le but est vraiment de connaître le conflit avant de tenter
de le résoudre. À cette étape, vous et
le thérapeute allez formuler des hypothèses pouvant
expliquer les causes, le déclenchement et le maintien
de la difficulté relationnelle ou sexuelle. À
partir de ces hypothèses, vous établirez avec
le thérapeute des objectifs de traitement et des moyens
pour atteindre les buts fixés.
La troisième
phase consiste à mettre en œuvre le plan de traitement
. La démarche clinique utilisée lors du traitement
peut varier d’une approche thérapeutique à
l’autre. À titre d’exemple, le thérapeute
peut vous proposer des exercices de relaxation, de communication
verbale ou corporelle à faire à la maison. En
fait, peu importe l’approche ou la démarche privilégiée,
le but demeure le même : diminuer vos anxiétés,
modifier vos fausses croyances ainsi que vos idées négatives
et de modifier le comportement indésirable.
La dernière phase consiste en l’évaluation des résultats du plan de traitement . Avant de mettre fin à la thérapie, vous établirez un bilan en faisant ressortir les acquis et les éléments significatifs du traitement. Le thérapeute s’assure que vous pourrez appliquer, dans votre quotidien, certains gains thérapeutiques afin de favoriser la prise en charge de vos futurs conflits. Finalement, six mois à un an après la fin du traitement, certains thérapeutes effectueront un suivi en vous contactant.
Références :
1- Cottraux, Jean. 1990. Les thérapies comportementales et cognitives. Masson : Paris, 3 e édition, 353 p.
2- Crépault, Claude. 1997. La sexoanalyse. Payot : Paris, 423 p.
3- http://www.associationdessexologues.com
4- http://www.opq.gouv.qc.ca
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